Le Quadrilatère

1. L'ATELIER

L’Atelier

un programme en trois expositions du 2 février au 19 août 2018

Initialement dédié au travail des lissiers, l’espace de « l’Atelier » retrouve aujourd’hui son format d’origine et permet d’expérimenter autour de la rencontre d’une œuvre monumentale et/ou d’une installation. L’Atelier est un cycle de trois expositions dont les outils de médiation sont pensés avec la participation des écoles d’application et de leurs élèves afin de co-construire des dispositifs où les publics sont acteurs de leur médiation.

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Etape 3 : exposition du 10 juin au 19 août 2018

PARIS PEINTURE

Vernissage le dimanche 10 juin à 14h

Avec les oeuvres de : Anne Laure Sacriste, Bastien Cosson, Benoît Maire, Benjamin Swaim, Corentin Canesson, Camila Oliveira Fairclough, Clément Rodzielski, Emmanuel van der Meulen, Julien Monnerie, Karina Bisch, Matthieu Cossé, Nicolas Chardon, Quentin Lefranc, We Are The Painters

et la collaboration de : Paul Nicoué

Commissaires : CONNOISSEURS




PARIS PEINTURE
Une exposition et un livre

Le point de vue des commissaires


PARIS PEINTURE est à la fois un projet de publication et d’exposition, conçu par CONNOISSEURS.

L’exposition PARIS PEINTURE rassemble 14 artistes qui comme le titre le signale, sont peintres et Parisiens. PARIS PEINTURE est conçue par CONNOISSEURS comme le prologue d’un ambitieux ouvrage collectif à venir. Une exposition « éditée » pour un livre qui s’expose.

Le projet dans son ensemble considère Paris comme une scène artistique à part entière au même titre que la scène artistique niçoise ou nantaise. L’exposition met en avant cette communauté qui se construit par réciprocité, liens amicaux, échanges d’idées et de projets communs. Ignorant les modes successives, les artistes de PARIS PEINTURE regardent l’histoire et la post-histoire depuis le monde tel qu’il est et ils en font le tableau en s’exclamant :

  «Ça c’est Paris, Paris Peinture !»

L’exposition au Quadrilatère est pensée comme le prologue de l’ouvrage PARIS PEINTURE, à venir en 2019.

Au Quadrilatère, l’espace se déploie d’une part avec un accrochage qui met en exergue la confrontation des styles que PARIS PEINTURE engendre, kaléidoscope de formes et de figures, d’histoires, de gestes, de couleurs et de matières et d’autre part avec une série de 14 photographies noir et blanc représentant chacune le portrait des artistes mis en scène dans leur quartier parisien favori.

 

PARIS PEINTURE - LES 14 ARTISTES

Anne Laure Sacriste
Née en 1970. Vit et travaille à Paris.
Le travail d'Anne Laure Sacriste, forte d'un double cursus, à la fois diplômée de l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris et de l'école d’Arts Appliqués Duperre (BTS textile), repose sur la peinture et son rapport dans l'espace. C'est autour de l’acte de vision même que s'articule son univers. On ne voit qu'à partir du moment où l'on cesse de ne plus voir : au sortir de la nuit ou en détournant ses yeux du soleil.
Parmi ses récentes expositions personnelles, on peut citer Reverse Island au Musée d'art moderne de Saint-Etienne, Orion Aveugle au 8 rue Saint Bon à Paris, Rideau (variation) Temple Shimogamo, Kyoto, Tableaux, Nature morte, Still life, Centre d’art d 'Arcueil, Liaisons ambiguës, Hermès, Tokyo, Toguna, « In ei reisan » Palais de Tokyo, Paris.

Bastien Cosson
Né en 1988. Vit et travaille à Paris
Bastien Cosson est peintre et co-fondateur de Palette Terre, Paris.
Il a été formé à l’École supérieure d'art des Pyrénées à Pau, à l’ENSBA Paris et à BABA Paris.
Son travail a récemment été présenté dans les expositions suivantes :
Quart d'heure américain, Main d'œuvres, Saint Ouen, Rendez-vous, Ancien Office du tourisme, Montreuil, Le quatrième sexe, Le Cœur, Paris en 2017, Débauche, Occidental Temporary, cur. Neil Beloufa, Villejuif, Nouveaux standards, Galerie Jean Brolly, Paris, À lundi ! Frac Aquitaine, Bordeaux, Une fois je pense, une fois je peins, Galerie Vasistas, Montpellier (solo) en 2016.

Benoît Maire
Né en 1978. Vit et travaille à Bordeaux.
Artiste plasticien français, Benoît Maire est à la fois cinéaste, sculpteur, peintre, photographe et réalisateur de performances. Etudiant en art et en philosophie à l'Université Michel de Montaigne à Bordeaux, diplômé de la Villa Arson et résident du Palais de Tokyo, il se distingue par une conscience accrue des liens existants entre art et métaphysique. Lauréat ex-aequo du prix Fondation d'entreprise Ricard en 2010, il a pris part à de nombreuses expositions en France comme à l’étranger. Partant du conflit insurmontable entre l'impalpable et sa concrétisation, l'œuvre de Benoît Maire se dessine dans cet entre-deux où l'aspect formel de l'objet d'art rejoint la dimension spirituelle de la philosophie. En 2018 le CAPC à Bordeaux lui a consacré une importante exposition monographique. Son travail est représenté par la galerie Nathalie Obadia à Paris, Meessen de Clercq à Bruxelles, Croy Nielsen à Vienne et José Garcia à Mexico.

Benjamin Swaim
Né en 1970. Vit et travaille à Paris.
Benjamin Swaim est un peintre franco-américain. Il a étudié l’art et la philosophie à Paris.
Il a exposé ses peintures à la galerie Jean Brolly, au Palais de Tokyo, au 19, centre d'art de Montbéliard, à la Maison Rouge et à Palette Terre. Il a également participé à des expositions de groupe à la galerie de Noisy le Sec, au CIAP de Vassivière, à Treignac Projet ainsi que dans les galeries Francesca Pia, Air de paris et au Frac Poitou Charentes.

Corentin Canesson
Né en 1988. Vit et travaille à Paris.
Corentin Canesson est diplômé en 2011 de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne - site de Rennes où il a suivi l’enseignement de Jean François Maurige, il a également étudié à l’école d’art la HGB à Leipzig (2010). Dernièrement, son travail a été présenté à la galerie Nathalie Obadia (solo 2018), au Centre d’art contemporain le Crédac à Ivry-sur-Seine (solo 2017), au Centre d’art contemporain Passerelle à Brest (solo, 2015), aux Abattoirs de Toulouse (coll. 2017), à la ZOO galerie à Nantes (coll. 2017), à la galerie Jean Brolly à Paris (coll. 2016), au CNEAI à Chatou (coll., 2014-2015) et à la galerie Palette Terre à Paris (solo, 2014).
Son travail est présent notamment dans les collections du FRAC Pays de La Loire, FRAC Basse Normandie, FRAC Aquitaine et dans la collection des Éditions d’artistes du FRAC Midi-Pyrénées.
Parallèlement à sa pratique artistique, il a codirigé, de 2008 à 2014, l’espace d’exposition Standards à Rennes et poursuit actuellement ses activités curatoriales au DOC! à Paris où il est également résident.

Camila Oliveira Fairclough
Née en 1979. Vit et travaille à Paris.
Camila Oliveira Fairclough a étudié à l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris, elle est diplômée en 2005. Basée à Paris, elle travaille et expose en France et à l'étranger. Ses œuvres peintes ou imprimées font référence à l’histoire de l’abstraction, au ready-made, à la poésie concrète et visuelle du Brésil dont elle est originaire, au Pop art et à l’art conceptuel. Elle prélève des éléments du réel – phrases ou slogans lus ou entendus, paroles de chansons, emballages et affiches – et les transpose dans ses œuvres en les réduisant à l’essentiel. Les lettres, les mots et les signes deviennent des motifs graphiques et des formes au même titre que les éléments géométriques et les couleurs de ses compositions. Les questions de traduction, de réécriture et de remake font partie intégrante du processus de transposition que l’artiste met en œuvre afin de déconstruire l’opposition entre figuration et abstraction. Ses œuvres mettent ainsi en tension le visible et le lisible et remettent en question les associations entre la signification, la graphie et la sonorité des mots. Camila Oliveira Fairclough est représentée par la Galerie Luis Adelantado à Valencia et Joy de Rouvre à Genève.
Expositions récentes solo et groupe : Galeria Luis Adelantado (Valencia), Galerie Ellen de Bruijne Projects (Amsterdam), Galerie Joy de Rouvre (Genève), La vitrine du Plateau - FRAC Ile-de- France, MuCEM, (Marseille), Frac Aquitaine (Bordeaux), Le Quartier (Quimper), Shanaynay (Paris), Peindre, Dit-elle (chap.2) - Musée des Beaux-Arts (Dole), MinusSpace (Brooklyn), CRAC Alsace (Altkirch), CAN (Neuchâtel), Villa Médicis (Rome), Galerie van Gelder (Amsterdam), Le Palais de Paris (Gunma), Chiso Galerie (Kyoto), MoinsUn (Paris), AB Contemporary (Zürich), Flatland / Abstractions Narratives #2 (Luxembourg). Collections : FRAC Ile-de-France, Paris / FNAC Fonds national d’art contemporain, Paris, France / CNAP, Centre national des arts plastiques, Paris France / MAC/VAL Vitry-sur-Seine, France / MAMCO, Geneva, Suisse / FRAC Alsace, Sélestat, France / FRAC Bretagne, Rennes, France / FRAC Normandie Rouen, France / Norac collection, Rennes, France / Collections privés.

Clément Rodzielski
Né en 1979. Vit et travaille à New-York.
Le travail de Clément Rodzielski interroge le statut des images et des objets, leurs fonctions, leurs usages et mésusages, leurs circulations. Il intervient sur différents supports avec une économie de moyens caractéristique. Il s'agit pour lui de révéler une pensée des objets et de leurs conditions et d'y distinguer un espace singulier. Son travail a été présenté au Palais de Tokyo et au Plateau, à Paris ou à De Vleeshal, à Middelburg et plus récemment à la synagogue de Delme, à la Maison d'Art Bernard Anthonioz, à Nogent-sur-Marne ainsi qu'à Indipendenza, à Rome. Clément Rodzielski a par ailleurs édité plusieurs revues et participe aujourd'hui à l'élaboration de la revue May. Il est représenté par la galerie Chantal Crousel à Paris et la galerie Campoli Presti à Londres et Paris.

Emmanuel van der Meulen
Né en 1972. Vit et travaille à Paris.
Diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 2001, associé au BlueOrange Support Prize en 2006 par Gabriel Orozco, il a été pensionnaire de la Villa Médicis en 2012-2013. Son travail a été présenté notamment lors des expositions Fables, formes, figures (MABA, Nogent-sur-Marne, 2018), Quod Apparet (Galerie Allen, Paris, 2017), The plates of the present, so far (Galerie Praz-Delavallade, Paris, 2016), We always turn our backs to the setting sun (Chiso Gallery, Kyoto, 2016), Le Petit A de O (Galerie Houg, Paris, 2016), Alfred Jarry Archipelago (Le Quartier, Quimper, 2015), La vérité des apparences (La Tôlerie, Clermont-Ferrand, 2015), Dust : The plates of the present (Camera Club, New York, 2015), Speakeasis (Apes&Castles & Rosa, Bruxelles, 2015). Il a été commissaire de l’exposition Buongiorno Blinky aux Cantieri Culturali alla Zisa à Palerme en 2013. Son travail est représenté par la Galerie Allen à Paris.

Julien Monnerie
Né en 1987. Vit et travaille à Paris.
Formé à l’école des Beaux-Arts de Rennes, à la Glasgow School of Art, à l’ENSBA Paris ainsi qu’à BABA Paris, Julien Monnerie est actuellement en résidence de production au Carreau du Temple à Paris. Son travail a récemment été présenté dans les expositions suivantes  :
Sangria, Bel Ami, NADA, Miami en 2017, Marcel Broodthaers & Julien Monnerie, Room East, Independent, Bruxelles, Nouveaux Standards, Jean Brolly, Paris, Format à deux, Le Plateau (FRAC), Paris, Blackboxing, Room East, New York en 2016, Julien M, Shanaynay, Paris (solo), JM, Palette Terre, Paris (solo) en 2015.

Karina Bisch
Née en 1974. Vit et travaille à Paris.
Après des études à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris et à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten, à Amsterdam, Karina Bisch a développé un vocabulaire artistique unique usant de nombreuses références à l'art géométrique mais aussi à la mode ou à la danse, élaborant une sensibilité particulière à la modernité. L'artiste examine de près l'esthétique des avant-gardes historiques qu'elle déforme et adapte en fonction de ses besoins. Par ses œuvres et performances au ton parfois théâtral, Karina Bisch, toujours irrévérencieuse et pragmatique, rejoue son XXe siècle en détournant l'universalité présumée des canons du modernisme. Elle est co-fondatrice de l'école alternative BABA et de la maison d’éditions CONNOISSEURS. Elle est représentée par la galerie Thomas Bernard à Paris.

Matthieu Cossé
Né en 1983. Vit et travaille à Paris.
«  Mélange d’observation et d’imagination, le travail de Matthieu Cossé engage à la fois de l’intuition et de la distance. En portant attention aux choses qui l’entourent, aux personnes qu’il côtoie, au souvenir de leur présence, il va au-delà de la représentation et cherche à faire coexister des visions multipliées. À travers ses dessins et ses peintures, il cherche ainsi à recomposer ce qui, entre son objet d’étude du moment et ses nombreuses réminiscences, lui semble foncièrement indissociable. Fortement liée à sa pratique, l’illustration lui permet de créer des ensembles conçus comme des décors et de passer facilement d’un registre à un autre. D’apparences différentes, ses œuvres sont pourtant toutes liées par cette question du positionnement et de la place qu’occupe Matthieu Cossé face à ses sujets.  » Romain Semeteys. Son travail a notamment été présenté dans les expositions suivantes  :  «La liberté des liaisons» Centre d’Art des Capuçins, Embrun (2017), «Freak Park» Villa Belleville, Paris (2017), «We always turn our backs to the setting sun» Chiso Gallery, Kyoto (2016), «Vu», Appartement, Paris (Solo, 2015), «Supernaturel» Fondation d’entreprise Ricard, Paris (2014)

Nicolas Chardon
Né en 1974. Vit et travaille à Paris.
Il a été pensionnaire de la Villa Medicis à Rome en 2008 – 2009 et est professeur à l'ENSBA Lyon. Il est co-fondateur de l'école alternative BABA et de la maison d’éditions CONNOISSEURS. Sa peinture est régulièrement montrée dans des expositions personnelles et collectives, en France et à l’étranger. Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections privées et publiques, notamment Le Centre Pompidou à Paris, le MUDAM à Luxembourg, le Museum Voorlinden à Wassenaar (NL), la Fondation European Patent Office à Munich. Il est représenté par la galerie Jean Brolly à Paris et la galerie van Gelder à Amsterdam.

Quentin Lefranc
Né en 1987. Vit et travaille à Paris.
Diplômé de l’École supérieure d’arts de Rueil-Malmaison en 2011 puis des Arts Décoratifs de Paris en 2013, Quentin Lefranc a ensuite réalisé sa première exposition personnelle en 2015 à la galerie Jérôme Pauchant. En 2016, il participe à Jeune Création, le prix du Palais de Paris lui permet de continuer à développer ses recherches autour de la question de l’espace lors de sa résidence au Japon. Son travail a entre autres été présenté au Palais de Tokyo lors de l’exposition La Redite en somme, ne s’amuse pas de sa répétition singulière, session 2 (2016) mais aussi à l’occasion du voyage à Nantes avec Suppléments (2017) et chez ZQM à Berlin (2017).

We Are The Painters
We Are The Painters est un duo d’artistes formé par Nicolas Beaumelle et Aurélien Porte (nés en 1981). Sous ce nom revendicatif, ils mènent une recherche artistique centrée, comme leur nom l’indique, sur la peinture. Ils la pratiquent dans la nature, dans des formats de toile démesurés, en volume avec des chaises comme support, sur des personnages activés dans le cadre de performance… mais aussi de façon plus traditionnelle sur châssis avec des portraits de femmes et des paysages. Ces différentes œuvres prennent place dans une narration plus vaste qu’ils construisent au fur et à mesure de leurs expositions, devenant les éléments d’un puzzle plus global qui prendra dans un futur indéterminé la forme d’un film nommé « Paint for Ulma ».

Présentation de CONNOISSEURS
Structure d’éditions, créée à Paris en 2017, CONNOISSEURS se développe autour de la promotion de la peinture contemporaine avec ses activités éditoriales et des projets d’exposition. Le projet défend une esthétique du livre d’artiste, voire du fanzine ou de l’ephemera. Les éditions CONNOISSEURS sont reconnaissables à leur qualité Do It Yourself raffinée. Souvent tirés en exemplaires restreints, les ouvrages, aussi modestes soient-ils, sont ainsi destinés à devenir de véritables objets de collection, autant qu’ils documentent le meilleur de la création picturale.

Liens utiles
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contact presse : connoisseurs.paris@gmail.com

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Étape 2 : exposition du 7 avril au 3 juin 2018

Vernissage le samedi 7 avril à 17h au Quadrilatère

Benjamin Hochart, If I can’t dance, I don’t want to be part of your revolution

traduction : Si je ne peux pas danser, je ne veux pas prendre part à votre révolution

If I can’t dance, I don’t want to be part of your revolution s'inscrit dans le cadre du programme l'Atelier qui se déploie autour de trois expositions présentées de février à août 2018. Les outils de médiation sont pensés avec la participation des écoles d’application et de leurs élèves afin de co-construire des dispositifs où les publics sont acteurs de leur médiation.

If I can’t dance, I don’t want to be part of your revolution au Quadrilatère est la troisième étape d'un cycle d'expositions de Benjamin Hochart, conçue à partir d'un corpus d'oeuvres de l'artiste questionnant les systèmes d’autorité, de pouvoir et leurs représentations. Chacun des trois titres des expositions est une variation de citations de l’anarchiste féministe Emma Goldman datant du début du XX° siècle. Ces mots, jamais prononcés par l’activiste mais transformés par la « rumeur publique » à partir de discours qu’elle aurait tenus et écrits, synthétisent pourtant sa pensée sans la trahir. Des générations d’activistes puiseront dès lors dans la fête, la musique et la danse les ferments d’une transformation radicale de la vie quotidienne.

Au Quadrilatère Benjamin Hochart, invite chacun à interroger les attributs du pouvoir et leur représentation à travers une installation composée d'oeuvres récentes : la série de bannières « Présidents », « Chef.fe »., tapisserie, tombée de métier récemment et la vidéo « Seul sur le sable », composée d'images animées et réalisée en 2017.

 

If I can’t dance, I don’t want to be part of your revolution, Le Quadrilatère, Beauvais, 7 avril - 3 juin 2018

If I can’t dance, I don’t want your revolution, Espace Pilote, Paris, février - mars 2018

If I can’t dance in your revolution, I’m not coming, Fondation Spatiu Intact, Cluj-Napoca, Roumanie, octobre-décembre 2017

 

Ce projet a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques qui lui a apporté son soutien. Il a également été réalisé avec le concours de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France – aide individuelle à la création 2014.

 

crédits du visuel : Chef.fe, Benjamin Hochart, détails de l'oeuvre.

site de l'artiste en cliquant ici

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Étape 1 : exposition du 2 février au 1er avril 2018

Vernissage le vendredi 2 février à 18h45 au Quadrilatère

Pierre Ardouvin, Au théâtre ce soir, 2006

Matériaux mixtes, 305 × 525 × 555 cm
Collection Lafayette Anticipation– Fonds de dotation Famille Moulin, Paris.

Focus sur l’oeuvre

"Au théâtre ce soir" est une émission de télévision française présentée par Pierre Sabbagh. Entre 1966 et 1985, ce programme diffusa plus de 400 pièces de théâtre enregistrées au cours de représentations publiques aux théâtres Marigny ou Edouard VII, à Paris. Les comédies de moeurs légères et les pièces de théâtre de boulevard qui étaient alors proposées suscitèrent l’engouement du public se comptant en dizaine de millions de spectateurs. Chaque émission suivait un rituel immuable : elle s’ouvrait par quelques plans sur la salle de théâtre, son décorum, ses dorures, ses lampes puis le titre de l’émission s’affichait, suivi de plans sur le public en train de s’installer et les traditionnels coups de bâton annonçant l’ouverture des rideaux. Chaque retransmission se terminait, juste avant la tombée de rideau, par une phrase passée à la postérité : "les décors sont de Roger Harth et les costumes de Donald Cardwell".

Inspirée par cette phrase de Guy Debord, " Dans un monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux " tirée de La société du spectacle (1967), l’installation se présente comme un petit théâtre praticable par le public dont la scène s’ouvre sur l’espace de l’exposition transformé alors en spectacle. Une fois confortablement installé, le visiteur est confronté à un renversement des rôles et des valeurs de chacun : qui regarde qui ? Où est le spectacle ? Qui sont les acteurs ? Qui sont les spectateurs ? Opérant une véritable mise en abîme de la scène artistique, Pierre Ardouvin désamorce le spectaculaire en même temps qu’il le donne à expérimenter. Cette récurrence de la mise en scène du réel dans le travail de l’artiste, rencontre son observation acerbe de la permanence des comportements infantiles dans le monde des adultes. L’enfance est évoquée pour le sentiment de la perte qu’elle suscite en chacun. Plus que de nostalgie, il s’agit d’une forme de rémanence, cette sensation visuelle et psychique de persistance d’un objet, d’une image, d’une situation à jamais disparue.

Extrait CQFD, Pierre Ardouvin, exposition « Tout est affaire de décor », 2016, Macval

Racontez-nous votre idée dans cette création… Quel est le rôle du regard dans ce jeu voir/être vu ?

Pierre Ardouvin : Je l’ai créée pour la foire de Art Basel en Suisse. Cette invitation concernait un secteur de la foire intitulé « Art Statement » où sont montrés des projets solo d’artistes. Les foires d’art contemporain sont des lieux particuliers où les œuvres sont vraiment réduites au statut d’objet marchand. On retrouve aussi dans le langage du milieu de l’art des expressions liées au spectacle, on y parle de « pièces », d’« acteurs », de « scène ». C’est donc ce spectacle que cette œuvre mettait en abyme. Le point de départ est une phrase de Guy Debord dans son livre "La société du spectacle" : « Dans un monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux. » Le titre, Au théâtre ce soir reprend celui de la célèbre émission de télévision des années 70 qui diffusait des pièces de théâtre de boulevard. Et il y a cet effet de renversement où le spectateur devient objet du spectacle et l’œuvre un dispositif pour regarder qui fonctionne aussi et différemment dans l’exposition du Mac-Val. Ici, c’est l’exposition elle-même qui devient spectacle et le spectateur assis dans le théâtre est tout aussi bien hors de l’exposition que partie intégrante du spectacle.

Extrait « Tout est affaire de décor », entretien avec Pierre Ardouvin, 24 octobre 2016, www.lobjetregard.com

Pierre Ardouvin est né en 1955. Il vit et travaille à Paris. www.pierreardouvin.com

 

Présentation du Quadrilatère

Le Quadrilatère – un espace de création unique, une entrée sur l’histoire de la ville

Repris par la Ville en 2013, le Quadrilatère propose aujourd’hui une programmation qui s’étend à l’ensemble des disciplines artistiques, tout en valorisant les liens entre patrimoine et création contemporaine. Pour 2018 et dans le cadre du label Ville d’art et d’histoire, le nouvel espace patrimonial situé au cœur du bâtiment vous invite à vivre une expérience unique à travers de nouveaux outils de médiation et en écho avec la programmation du Quadrilatère.

Le Quadrilatère – un lieu de médiation de l’art

Le Quadrilatère conduit une dynamique politique d’expositions temporaires en résonance avec l’évolution des pratiques artistiques contemporaines qui dialoguent avec l’architecture du lieu. Ses missions de création, de médiation et de diffusion sont envisagées comme autant d’espaces collectifs de production de sens : artistes et visiteurs y participent à une expérimentation sur ce qui construit et motive notre rapport à l’art contemporain. Le Quadrilatère est un lieu de vie qui conjugue chaque année des expositions monographiques ou collectives, des cycles de conférences, des rencontres, des débats et différents dispositifs de médiation et d’accompagnement des publics dans leur découverte des pratiques artistiques contemporaines.

Présentation de l’ESPE

L’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education a pour mission essentielle de former les publics aux métiers de l’éducation. Elle dépend directement de l’Enseignement Supérieur (UPJV : Université Picardie Jules-Verne) et développe des partenariats obligatoires avec l’Education nationale. Cette formation s’effectue principalement par le cursus MEF (Master Education Formation). Le cursus classique comporte le passage du concours CRPE (Certificat Régional au Professorat des Ecoles) à la fin du M1. En M2, les lauréats sont donc devenus des " étudiants fonctionnaires-stagiaires de l’Etat " et ce, à mi-temps. La formation des M2 pour ce Master professionnel repose sur des compétences professionnelles qui ont notamment une spécificité : la polyvalence. En effet, les futurs enseignants qu’ils sont, devront pouvoir enseigner pas moins de dix domaines différents. Il est donc important pour eux de maîtriser la pédagogie de projet, pierre de touche de ce métier.

Informations pratiques

Le Quadrilatère
22 rue Saint-Pierre
60000 Beauvais
03 44 15 67 00
culture.beauvais.fr
 
Horaires d’ouverture
du mardi au vendredi 12h - 18h
samedi et dimanche 10h - 18h

ENTREE LIBRE

Contact presse : contact-quadri@beauvais.fr
Contact accueil et médiation : mpiochel@beauvais.fr

 

Le Quadrilatère est un équipement culturel de la Ville de Beauvais. Il fait partie du réseau 50°Nord et est associé au réseau national des Villes et Pays d’art et d’histoire

 

Adresse

  • 22 rue Saint-Pierre
  • 60000
  • Beauvais