Qui est Patrick Ansar ?

Il ne manquait pas de titres sur sa carte de visite :
 
- Directeur général adjoint en charge des affaires culturelles de la ville de Marcq-en-Baroeul,
- Président de l’ARARCO (Association Régionale pour l’Aide à la Restauration des Chapelles et Oratoire),
- Conservateur délégué des antiquités et objets d’art du Nord,
- Membre de la commission historique du Nord,
- Conseiller municipal de la ville de Quesnoy-sur-Deûle.
Sans oublier les nombreuses associations dont il était membre : association Patrimoine Saint-Michel, le comité flamand, la société historique de Maignelay-Montigny… 
 
Patrick était avant tout un passionné d’histoire et d’histoire de l’art. Cette passion remonte à sa plus tendre enfance l’amenant à suivre des cours d’histoire de l’art à l’université de Lille III jusqu’à la maîtrise. En 1978, il est le premier archiviste de la ville de Marcq-en-Baroeul, puis il y devient directeur des affaires culturelles en continuant sans cesse de développer ses compétences, notamment par l’obtention d’un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en direction de projets culturels. Pendant 36 ans, il a compulsé, étudié et écrit l’histoire de Marcq-en-Baroeul. Natif de Quesnoy-sur-Deûle, il y mène ce même travail d’historien tout en s’investissant dans la vie locale en tant que conseiller municipal.
 
     

 

Grand amoureux du patrimoine et avant tout des œuvres cultuelles, il s’est lancé pendant 40 ans, jusqu’à son décès en 2015, dans une étude très originale sur l’histoire commune de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais, régions devenues les Hauts-de-France en 2016. En tant que conservateur délégué des Antiquités et Objets d’art du Nord, il participe à la protection et la connaissance des objets mobiliers. De 2000 à 2014, il est président de l’ARARCO, association régionale qui a pour mission l’aide à la restauration des chapelles et oratoires, « petit patrimoine » qu’il affectionne tout particulièrement.

Alors que Patrick est étudiant en histoire de l’art à l’université de Lille III, sa vie le mène dans l’Oise, département auquel il sera attaché toute sa vie. Il y découvre l’église Sainte-Marie-Madeleine de Maignelay, chef-d’œuvre de l’architecture gothique flamboyante et surtout, ce sont ses commanditaires qui l’intriguent : la famille d’Halluin, seigneurs de Maignelay, qui lui rappelle ses origines nordiques (Halluin est en effet une ville frontalière du Nord). Patrick étudie alors l’église de Maignelay dans le cadre de son mémoire de maîtrise puis choisit d’approfondir le sujet du mécénat aristocratique en Picardie à la fin du Moyen Âge en vue d’un diplôme d’études approfondies (DEA). Si une opportunité professionnelle le ramène dans le Nord, il n’abandonne pas pour autant ses recherches historiques sur le sud des Hauts-de-France et toute sa vie, il continue de compiler une importante documentation sur la noblesse picarde. En 2013, près de 40 ans après sa maîtrise, son étude sur l’église et la chapelle Sainte-Marie-Madeleine de Maignelay est publiée chez L’Harmattan grâce à l’action de la Société historique de Maignelay-Montigny.

Plus d'informations sur la bibliothèque Patrick Ansar, cliquez ici

Suivez-nous sur 

Crédits photographiques de gauche à droite :
- Photo de Patrick Ansar, 2000, par Marie Ansar-Peineau
- Couverture du livre édité chez L'Harmattan en 2013
- Séance de dédicace du livre "Le gothique flamboyant en Picardie. L'église et la chapelle Sainte-Marie-Madeleine de Maignelay, novembre 2013 - Photo de Stéphane Peineau
> Photo de couverture par Stéphane Peineau

Rédigé le 23 octobre 2018
Bibliothèque Patrick Ansar

Bibliothèque Patrick Ansar

ASS. PROFONDHIS - PATRICK ANSAR
17 rue de la Place 60390 Auneuil
07.69.37.83.86
En savoir plus